Vous trouverez ci-joint la note réalisée par l’OFREMI qui analyse l’impact de la crise iranienne et au Moyen-Orient sur les approvisionnements en matières premières et sur leurs dérivés.

Impact direct sur :
- Le prix du pétrole et du gaz utiles aux process industriels,
- Le prix de l’Aluminium a déjà explosé et les fonderies européennes commencent à souffrir de la hausse du prix de l’énergie pour leurs process (Allemagne, Espagne, Italie). Sur les onze derniers mois, le prix de l’aluminium a augmenté de 46 %, phénomène qui devrait être amplifié par la hausse des prix de l’énergie, la baisse de l’offre en provenance du Moyen Orient (9% de la production mondiale et 19% des importations européennes d’aluminium), et de potentielles spéculations.
- Les composants électroniques, alerte en particulier sur les mémoires (+ 40% des prix dans les PC), liée à la captation des composants par les acteurs de l’IA, à laquelle s’ajoute la « disparition » de 30% de la production mondiale d’hélium, venant du Qatar, indispensable à leur production. Les équipements électro-médicaux sont aussi impactés, l’hélium étant indispensable au fonctionnement des scanner IRM (refroidissement des aimants supraconducteurs).
Impact indirect sur :
- Le prix du cuivre et de ses dérivés. La valeur LME baisse (extraction) mais la valeur de transformation explose. La baisse de production de souffre comme sous-produit du raffinage pétrolier (25% de la production mondiale de souffre, utile dans de nombreux process métallurgiques, se fait au Moyen-Orient) impacte déjà à la hausse, de façon indirecte, les coûts de production du cuivre, de ses dérivés et de certaines batteries.
On peut également ajouter un impact déjà réel sur la plasturgie via le polyéthylène, polypropylène et le styrène dont le Golfe persique est un producteur / exportateur majeur qui risque de déboucher sur des difficultés de production sur les filières utilisatrices.
- Impact sur les prix : explosion du coût du PVC (x2 sur les prix),
- Pas encore d’effet sur les stocks,
- Pas de rupture d’approvisionnement, mais parfois du contingentement.
- Cas particulier des plastiques à retardateur de flamme qui contiennent du brome dont la production vient à 66% d’Israël et de Jordanie, dont les approvisionnements risquent d’être perturbés, avec un impact à la hausse des prix.