Réforme du Compte Personnel de Formation : ce qui évolue en 2026

Le Compte Personnel de Formation (CPF) évolue en 2026 avec de nouvelles règles de financement qui auront un impact direct sur les salariés, les demandeurs d’emploi et les entreprises. Plafonds de prise en charge selon la nature de la formation, participation financière obligatoire du titulaire, nouvelles conditions pour certains parcours : ces changements doivent être intégrés dès à présent dans les projets de formation.

De nouveaux plafonds selon le type de formation

Depuis le 20 février 2026, certaines formations éligibles au CPF sont désormais soumises à des montants maximums mobilisables. Cette évolution résulte de la loi de finances pour 2026 et de décrets publiés fin février.

Les plafonds à retenir sont les suivants :

  • Certifications inscrites au Répertoire spécifique (RS) : 1 500 €
  • Bilans de compétences : 1 600 €
  • Permis de conduire : 900 €

À noter : les formations préparant à une certification inscrite au RNCP ne sont, elles, pas soumises à ce plafond, tout comme la certification CléA, explicitement exclue du dispositif de plafonnement.

Une participation financière obligatoire du titulaire

Autre évolution importante : la mobilisation du CPF implique désormais une participation financière obligatoire minimale de 100 €, prévue par le décret du 29 avril 2024. Ce montant est revalorisé chaque année ; pour 2026, il est fixé à 103,20 € par arrêté.

Concrètement, cela signifie qu’un salarié ou un actif qui souhaite acheter une formation via son CPF doit régler ce reste à charge, sauf exception. Cette participation est intégrée automatiquement dans le parcours d’achat sur Mon Compte Formation.

Ce cofinancement peut être pris en charge par un tiers

Dans certains cas, cette participation obligatoire peut être couverte par un financement complémentaire externe. Mon Compte Formation précise qu’un employeur, un OPCO ou un autre financeur peut abonder le projet et ainsi réduire, voire neutraliser, le reste à payer pour le titulaire.

Pour les entreprises, ce point est particulièrement important : il ouvre la possibilité d’accompagner plus activement les projets de montée en compétences, dans une logique de co-construction entre salarié et employeur.

En résumé

Ces évolutions impliquent pour les entreprises de porter une attention particulière au type de certification visée (RNCP ou Répertoire spécifique), d’anticiper les nouveaux plafonds de financement et d’intégrer la participation obligatoire du salarié dans les projets de formation.

Le CPF reste un levier stratégique, à condition d’être utilisé dans une logique de cofinancement et d’accompagnement des compétences, afin de sécuriser les parcours et répondre aux besoins opérationnels des entreprises.

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Livre « 55 ans de sérigraphie d’art » Michel Caza